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    July 31

    ROBESPIERRE

    Maximilien de Robespierre Né à Arras en1758, décédé à Paris le 28 juillet 1794, Robespierre est issu d’une famille de la petite bourgeoisie. Jeune homme pauvre et doué, il poursuit des études qui le mènent au métier d’avocat. Il est élu député du Tiers Etat aux Etats Généraux après avoir fait une campagne publique. Représentant de l’extrême gauche démocratique à l’occasion d’une loi électorale censitaire [1] contre laquelle il est l’un des seuls députés de la Constituante à s’élever. Au début de 1791, au club des Jacobins [2], Robespierre est aussi l’un des premiers à se déclarer favorable au suffrage universel. Adversaire de la déclaration de guerre en 1792, il s’oppose aux Girondins [3] et passe au premier rang de la scène politique avec la chute du roi, le 10 août 1792. Elu député à la Convention, il réclame la déchéance de Louis XVI et devient l’un des chefs de file des Montagnards [4]. Appuyé par les sans-culottes parisiens, il est alors l’un des principaux artisans de la chute des Girondins (juin 1793). Robespierre institue une religion civique, qui combat l’athéisme, reconnaît l’immortalité de l’âme et enseigne aux Français la haine de la tyrannie et l’amour de la justice. Il est le héros de la fête de l’Être Suprême qui se déroule partout en France le 8 juin 1794. Il est aussi à l’origine de la loi du 22 prairial an II (10 juin 1794) qui instaure la Grande Terreur, ôtant aux accusés toute possibilité de défense ou de recours. La mise en accusation Malgré les victoires révolutionnaires (Fleurus le 26 juin 1794), la situation politique de Robespierre se dégrade très vite. Le Comité de sûreté générale engage la lutte avec le Comité de salut public. Il y est contesté par Billaud-Varenne et Collot d’Herbois. Ses adversaires nouent un complot avec le centre de l’Assemblée. Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) Robespierre est empêché de s’exprimer à la Convention, il est invectivé de toutes parts, il a la gorge serrée, Garnier de l’Aube lui jette " Le sang de Danton t’étouffe ! ". Puis soudain un certain Louchet, tout juste connu s’écrie " Je demande le décret d’accusation contre Robespierre ! " Le silence venu d’un seul coup pèse sur l’Assemblée, quelques députés commencent à applaudir, puis c’est l’ensemble, la proposition est votée à main levée...La cause est entendue. Il est quatre heures de l’après-midi. L’arrestation Les gendarmes arrêtent Robespierre, Saint-Just et Couthon [5]. Le jeune frère de Robespierre et Le Bas se joignent volontairement à eux. Pour aller plus vite encore on porte le paralytique Couthon. Mais la Commune de Paris (souvent plus puissante que la Convention), tenue au courant heure par heure de ce qui se passe à l’Assemblée fait sonner le tocsin, convoque les sections. Les barrières sont fermées, la place de l’Hôtel de Ville se hérisse de piques, l’insurrection n’attend plus qu’un signal que seul Robespierre peut donner. Pendant ce temps, chaque prisonnier est conduit vers la prison qui lui est assignée. Mais le même scénario se reproduit à chaque fois, dès que le nom de Robespierre est prononcé le geolier refuse de laisser entrer les gendarmes et leur prisonnier. La Commune aura très certainement donné des ordres très précis. Robespierre ne croit pas à l’efficacité d’une émeute pour lui redonner le pouvoir. De plus trop respectueux des lois il préfère passer devant un tribunal. Comme il faut bien aller quelque part, Robespierre propose aux gendarmes de le conduire à la police municipale, en un mot lui ouvrir les portes de la liberté. Pendant près de deux heures au Quai des Orfèvres il reste indécis, il ne sait pas quoi faire, il n’aime pas beaucoup les gens de la Commune les trouvant trop "immoraux". Un émissaire de la municipalité vient même lui dire " En te sauvant, tu sauve la liberté ! ". A 9 heures du soir, comme un automate il rejoint l’Hôtel de Ville. Les autres prisonniers libérés par la Commune l’y attendent. Ses doutes le reprennent, Saint-Just le pousse à agir. Faut-il appeler Paris aux armes contre la Convention et sortir ainsi de la légalité ? Mise au courant des événements, l’Assemblée s’affole. Les troupes de la Commune s’approchent parait-il des Tuileries. Hanriot [6] surnommé par les parisiens "la bourrique à Robespierre" marche sur la Convention, puis sans aucune raison apparente hésite et se retire. Les députés reprennent courage, mettent immédiatement les robespierristes hors la loi, ce qui équivaut à la mort sans procès. On charge Barras de mater l’émeute. Il est deux heures du matin, les troupes parisiennes sont lassent d’attendre une décision qui ne vient pas. Quand elles entendent la lecture de l’arrêté de la Convention, elles commencent à avoir une furieuse envie d’aller se coucher. Peu de temps après les rangs sont de plus en plus clairsemés. Barras fait irruption sur la place de l’Hôtel de Ville sans rencontrer beaucoup de résistance, il entre, pénètre dans la pièce où sont réunis Robespierre et ses amis. Des coups de feu éclatent, Le Bas se suicide, Couthon tombe du fauteuil où on l’avait placé, le frère de Robespierre saute par la fenêtre et se brise la cuisse. Maximilien est gravement blessé à la mâchoire. A-t-il voulu se tuer ? Un gendarme a-t-il tiré sur lui ? On ne le saura jamais. Il s’est écroulé, tachant de son sang une feuille de papier où il venait d’apposer les deux premières lettres de son nom. Ce document toujours visible au musée Carnavalet était l’appel à l’insurrection ! Le procès et l’exécution A trois heures de l’après-midi les prisonniers sont extraits de la Conciergerie pour être conduits au Tribunal révolutionnaire. L’accusateur public Fouquier-Tinville va requérir contre ses anciens chefs. Pas d’interrogatoire et pas de défense pour les hors la loi. On va simplement faire constater l’identité des accusés par deux personnes de l’assistance. Quelques heures plus tard tout est fini. L’après-midi du 28 juillet, sous les acclamations de la foule, il est guillotiné place de la Révolution (Place de la Concorde), avec son frère Augustin, Saint-Just, Couthon et dix-sept autres de ses partisans. Les jours suivants, quatre-vingt de ses partisans sont exécutés.
    July 28

    LE PETIT TRAIN JAUNE DE CERDAGNE

    Le petit train jaune est une liaison ferroviaire reliant Villefranche de Conflent à Latour de Carol. Véritable cordon ombilical liant la plaine du Roussillon à la Cerdagne, ce train à aujourd'hui essentiellement une vocation touristique, bien que nombre de catalans s'en servent pour monter aux stations de ski. Elle détient un record : c'est la ligne ferroviaire régulière la plus haute du monde, elle culmine à 1500m. Histoire L'histoire de ce train commence en 1903 avec la promulgation de la loi autorisant la compagnie du Midi à construire une ligne Villefranche de Conflent - Mont Louis. Les premiers coups de pioche eurent lieu dans la foulée, en 1903/1904. Le financement fut assuré en partie par le Conseil Général de l'époque à auteur de 5000 francs-or par kilomètre. L'ouverture de ce tronçon eut lieu en 1910. Puis les travaux se poursuivirent et 28 juin 1911 on put inaugurer la partie Mont Louis - Bourg-Madame. La guerre de 1914/18 ralenti les travaux, le dernier tronçon Bourg-Madame - Latour de Carol ne put ouvrir qu'en août 1927. Latour de Carol est le terminus du petit train jaune. Cette ligne ferroviaire eut une très grande importance jusque dans les années 1960. A partir de cette époque le développement de la voiture individuelle et l'amélioration des routes, surtout de la RN116 dans notre cas, commença à menacer le train de fermeture. En 1968, 17 lignes de chemins de fer sont menacés de fermeture, dont celle du train jaune. Puis dans les années 70 et 80, la ligne est encore menacée pour cause de non-rentabilité, mais elle fut sauvée régulièrement par les cheminots eux-mêmes, les élus locaux et les usagers. Finalement le train jaune redevient peu à peu rentable en devenant touristique, et en 2004 la vocation touristique est marquée définitivement par l'arrivée des nouvelles rames à grandes vitres. Aujourd'hui ce train transporte 400 000 personnes par an. Techniquement la ligne est une prouesse : sur à peine 60kms, les ingénieurs ont conçu 650 ouvrages d'art, dont 19 tunnels et deux ponts tout à fait remarquable dans la mesure où ils traversent la vallée de la Têt de part en part : le pont Séjourné et le pont Gisclard. Le pont Séjourné (du nom de l'ingénieur Paul Séjourné, 1851-1939) est un viaduc en pierre long de 217m et culmine à 65m au dessus de la Têt. Impossible de la rater lorsqu'on prend la route de Cerdagne, on est obligé de passer dessous. Le pont Gisclard, lui, est un pont suspendu tout aussi impressionnant, quoi que plus discret. Il porte le nom d'un autre ingénieur, également concepteur de la ligne, qui mourut dans de dramatiques circonstances le 31 octobre 1909. Sur tout le trajet, le train jaune roule à une moyenne de 30kms/h. Cette ligne à pour particularité d'avoir la plus haute gare d'Europe : Bolquère, située à 1952 m d'altitude. L'accident du pont Gisclard Ce jour là le pont suspendu était l'objet de tests en grandeur nature. Nous étions en fin d'automne, et en cette saison dans le haut-Conflent le froid était glacial. Il avait gelé durant la nuit et une pellicule de givre s'était formé sur les rails. La motrice se lança lentement sur le pont chargé de différents ingénieurs et ouvriers en charge de vérifier le comportement de la motrice sur le pont. Au premier freinage, la motrice se mit à glisser sur le givre, empêchant son arrêt. Lentement d'abord, puis de plus en plus vite elle se mit à glisser sur les rails, traversant le pont suspendu. Elle prit tant bien que mal le premier virage mais se mit à tanguer. Finalement elle se coucha contre la roche. Le choc fut violent, il ne laissa aucune chance aux passagers qui furent projetés à l'extérieur. Cet accident resta dans la mémoire collective des catalans et il est encore assez fréquent qu'on vous la raconte à bord même du train jaune, de préférence au passage du pont Gisclard. Alimentation électrique Le train jaune a également une autre particularité : Son alimentation électrique. Au début du siècle on ne parlait pas encore d'alimentation électrique par le haut, comme c'est le cas pour les TGV par exemple. En fait la plupart des motrices fonctionnaient au diesel, celles électriques faisaient donc l'objet de recherche pour connaître la meilleur solution. Finalement les ingénieurs ont choisi d'installer un troisième rail d'alimentation électrique, la motrice possédant un sabot en perpétuel contact avec ce rail. Pour subvenir à ses besoins on a dû construire plusieurs centrales électriques tout au long de la voie. La plupart de ces centrales appartiennent désormais à EDF, elles créent de l'énergie électrique "propre", à base d'énergies renouvelables : des conduites forcées, des barrages sur la Têt, mais surtout le fameux barrage des Bouillouses. Il s'agit d'une construction dédiée initialement uniquement au train jaune qui a une capacité de production de 200 000 000 Kw/h. De nos jours le train n'en consomme de 2 000 000 Kw/h, le reste étant réinjecté dans le réseau normal d'EDF. On le voit bien, l'alimentation électrique du train jaune est directement lié à la gestion de l'eau en haut-Conflent. C'est la raison pour laquelle les ingénieurs firent construirent différents bassins de rétention dont le but nous échappent parfois de nos jours. L'exemple du bassin de l'Ous est représentatif, entre La Llagonne et Sauto
    July 27

    ABBAYE DE SAINT GENIS DES FONTAINES

    Situation L'abbaye de St Génis des fontaines se situe au cœur du village. Entrez dans les ruelles jusqu'à la mairie (parking). L'entrée se trouve à 100m en prenant la rue qui part à 90°. Histoire Nous sommes en 819. Les sarrasins ont été repoussé de l'autre côté des Pyrénées par Charlemagne depuis 8 ans seulement. Sous l'impulsion du roi des religieux d'implantent dans les terres nouvellement acquises, quasi désertifiées. Ce sont des moines bénédictins qui décideront de fonder une abbaye aux pieds des Albères. Leur chef de file local était un certain Sentimir, qui, dès qu'elle fut fondée, fut rattachée à l'abbaye de Cluny. Malheureusement elle fut détruite à la fin du premier millénaire, mais les moines s'attelèrent à la tache de la relever. La renaissance de l'abbaye eu lieu en 981, c'est elle qui est toujours debout à l'heure actuelle. L'église St Michel fut construite au IXe siècle, puis elle fut détruite peu après pour être reconstruite au XIIe et XIIIe siècle. Au XIIe siècle justement on a remplacé la charpente en bois par une voûte en pierre. Cette abbaye est célèbre dans le monde entier grâce au linteau de la porte d'entrée de l'église abbatiale. Daté de 1020, (ce qui le place parmi les premières manifestations romanes dans la région), il est d'une grande finesse. Ce linteau a fait école et les ouvriers tailleurs de pierres venaient de loin pour suivre l'apprentissage qui fut enseigné par la suite. Il est en marbre blanc de Cérêt et montre le Christ dans une mandole perlée, soutenant par deux archanges et encadré de six figures d'apôtres. En 1000, le monastère accueilli un synode. Mais Il faut attendre 1153 pour voir la consécration de l'église abbatiale. 1507 le pape Jules II réuni l'abbaye de Saint Génis à celle de Montserrat, en Catalogne, marquant le début de la déchéance. A cette date, il est probable qu'elle s'était déjà dépeuplée d'une grande partie de ses moines. En 1796, la révolution française étant passé par là, le monastère fut vendu comme bien national et fut transformé en exploitation agricole. Entre 1922 et 1924 deux des trois héritières décidèrent de vendre leurs parts à un antiquaire parisien, Mr Gouvert, qui acheta le cloître et le fit démanteler. Les trois quarts des colonnes et chapiteaux sont expédiés au château des Mesnuls, dans les Yvelines, trois colonnes et deux arcatures sont exposés au Louvre et trois piles centrales sont exportés à Philadelphie. Le clocher de l'église abbatiale Le quart restant était la partie Sud-Est, il fut classé monument historique, ce qui lui garantira de rester sur place. Entre 1986 et 1988 toutes les pierres restés en France sont récupérés et remises à leur place (le château de Mesnuls rendit sa part, le Louvre prêta ses pierres), et en 1988 on put inaugurer le cloître enfin retrouvé. Depuis de gros efforts de restauration ont été entrepris, mettant à jour des parties inconnues jusque là. Le jardinet fut créé en 1997, rendant à l'édifice son utilisation initiale.
    July 24

    SALSES LE CHATEAU [ P O ]

    Bien que mondialement connu pour sa forteresse, Salses possède d'autres atouts, et le premier d'entre eux est probablement la "Cova de l'Esperit", une grotte occupée par les premiers habitants roussillonnais durant le néolithique ancien (-9000 à -6000 ans) « Place principale de Salses Cette période est caractérisée par la fabrication de céramiques, toutes simples en ces temps reculés, mais terriblement fonctionnelles. Les fragments les plus anciens que l'on ai retrouvés en Roussillon l'ont été à Salses, dans cette grotte. Origine du village L'existence de Salses en tant que village remonte au début de notre ère. Petite station dotée d'un village fortifié et située sur la Via Domitia, Salses est déjà mentionné sur l'itinéraire d'Antonin le long de la Via Domitia. Cependant, Salses ne connaîtra pas d'autres célébrités que celui que lui vaudront ses deux fontaines salées dont ont parlé plusieurs auteurs et géographes de l'antiquité. La première était la "Font Dama" et la deuxième la "Font Estramar", qui provient de "Font Extrema", "source de l'extrême" (en référence à l'extrême limite du territoire). La première mention de la "Villa Salsas" date de 951. L'église du bourg, elle, n'est consacrée qu'en 1114, elle est dédiée à St Etienne. A l'époque, Salses était une seigneurie appartenant au comte du Roussillon. Le village durant le Moyen-age Devenue ville frontière après la cession du Roussillon aux rois d'Aragon, Salses allait connaître de nombreux déboires mais toutefois, dès le XIIe siècle, leurs habitants avaient reçus suffisamment d'avantages matériels pour pallier les inconvénients dû à sa position stratégique. En 1496, la ville fut détruite par la fameuse artillerie de Charles VIII, puis incendiée. Elle renaîtra légèrement plus au Sud tandis que sur ces cendres fut montée, dès 1497, une formidable citadelle par le roi d'Espagne et ses énormes moyens. Ainsi sait-on que le village initiale de Salses était un peu plus au Nord-Ouest. L'église St Etienne fut elle aussi reconstruite, mais qu'en 1551, soit plus de 50 ans après la destruction du village. Le maçon choisi fut un certain Lléonard Penell, de Perpignan. Cette église traversa les siècle jusqu'en 1965, année où le toit s'est effondré. La municipalité de l'époque entreprit un important travail de rénovation, démolissant quasiment tout pour la reconstruire selon une architecture proche. De l'ancienne église on peut cependant toujours voir le clocher rococo de style baroque catalan, la porte d'entrée datant de 1694 qui avait été muré de 1925 à 1967, quelques colonnes de marbres qui ornent le captistère, le crucifix du choeur et quelques statues de bois dorées de toute beauté. La nouvelle église est redonnée au culte le 2 avril 1967. Le fort de Salses a été longtemps en porte à faux, il a failli disparaître à plusieurs reprises. En 1718 par exemple, sa destruction était prévue, mais l'idée est finalement abandonnée pour réapparaître en 1726, où elle est à nouveau abandonnée. En 1793, le fort abrite une garnison jusqu'en 1804 où il est à nouveau sur la sellette : sa destruction est prévue. Sauvée de justesse, le scénario se représente encore 29 ans plus tard, en 1833. L'abandon final de la destruction a permis de le conserver jusqu'à nos jours.
    July 18

    450000 ANS D'HISTOIRE(TAUTAVEL)

    Tautavel est donc le village dont nous pouvons remonter au plus haut dans l'histoire locale, mais aussi de l'Europe entière. A cette époque, la vallée du Verdouble était riche en gibier et arbustes fruitiers, elle était un lieu d'habitat de choix pour nos lointains ancêtres. (Voir le chapitre sur la préhistoire) Par la suite les évolutions de l'homme n'ont pas laissé de traces par ici, mais nul doute que durant tout le paléolithique, puis le néolithique, cette vallée a été habité et à chaque époque des restes nous sont parvenus. Durant le néolithique la preuve d'habitat la plus fréquente est l'érection de monuments funéraires, les dolmens, mais nous n'en avons pas trouvé à Tautavel. Puis les celtes occupèrent la région vers -500, mais là aussi il n'y a pas de traces de leurs passages. Pourtant cette vallée semble être un lieu privilégié, plus sûr que la plaine (marécageuse). Les romains colonisèrent en -121 la région et s'y établirent durablement. Ils construisirent de nombreuses villas, à l'origine de plusieurs de nos villages, et un pont particulier connu dans tout le département : le pont aqueduc d'Ansignan. Mais rien de tout celà à Tautavel. Il faudra attendre leurs successeurs, les wisigoths qui récupérèrent les territoires romains lors de leurs chutes. Quelques tombes wisigothiques ont été retrouvé sur le territoire du village, elles sont aujourd'hui exposées au musée de la préhistoir Par la suite l'histoire de ce bout de territoire se tait. Les sarrasins, qui remontèrent en 739 jusque dans le Nord de la France écrasèrent les wisigoths, avant qu'eux même ne soit délogés par les francs, Charlemagne à leurs têtes. Commence alors l'époque carolingienne, qui voit la naissance des villes et villages catalans. Origine du village Tautavel apparaît pour la première fois dans un document écrit en 1011 sous le nom de Taltehull. En 1012 le comte Bernat Taillefer donne à son fils Guillem le "Castellum de Taltevull", donation confirmée par le testament du comte en 1020. Le château est cité en 1070, puis disparaît des archives. C'est bien sûr ce château qui donnera naissance au village, à cette époque les maisons étaient agglutinées contre ses murs pour être le plus proche possible de la protection castrale. La chapelle du château servait aussi d'église paroissiale. De nos jours il reste des murs éparpillés de ce village initial, il se trouve sur le versant Est de la colline sur laquelle fut construit le château. Le Moyen-âge Par la suite le lieu de Tautavel n'est donné que pour désigner le château. En 1230 on le retrouve aux mains de Pons de Vernet, une famille roussillonaise connu au Haut-Moyen âge. Cette famille possédait un grand domaine foncier au XIIIe siècle, mais Pons de Vernet décida d'échanger une grande partie de ses biens contre le château de Cadaquès, qui appartenait au comte d'Ampurias Pons-Hug IV. L'échange eu lieu en 1261, et c'est ainsi que les paroisses de Torreilles, du Vernet, de Millas, de Tautavel (pas le château mais la paroisse), mais aussi des droits sur Salses, Barrès, Cérêt et Canet furent confiés à Pons-Hug IV, comte d'Ampurias. Il est également question à cette époque d'un certain Guillem de Taltahull à qui Pons de Vernet inféode un honneur sis sur les territoires de Millas, Corbère et Vallventosa. Il faut dire que cet échange eut lieu entre la fin de la croisade des Albigeois, qui vit la défaite des cathares et donc du comte de Barcelone, possesseur du Roussillon, et la signature du traité de Corbeil (1258) qui officialisa la frontière entre le royaume de France et la Catalogne. Le comte Jacques de Barcelone, futur Jacques 1er le Conquérant, avait du mal à fixer une frontière avec son victorieux voisin, et les escarmouches furent nombreux entre les deux parties. C'est justement la signature de ce traité qui permit la construction d'une ligne de défense de part et d'autre de la nouvelle frontière. Le château de Tautavel faisait partie de cette ligne, avec Força Réal, la Salveterra, etc. Paradoxalement c'est cette frontière fixe inattaquable qui permit à Jacques 1er de lancer des conquêtes vers la mer, conquérant les Baléares, puis d'autres îles, ce qui renforca son pouvoir... et permit aux villages catalans de se développer sereinement. En 1293 le roi Jacques II de Majorque, possesseur du royaume du même nom, fit établir les registres terriers de ses possessions. C'est le plus ancien document de recensement que nous ayons sur le village, une pièce rare. Puis le Roussillon passa dans la tourmente de la conquête du royaume de Majorque par son voisin le roi d'Aragon, qui finit par gagner. Les luttes les plus fortes eurent lieu en Conflent, et il semble que Tautavel n'ai pas vraiment été inquiété par cette guerre. La suite de l'histoire arrive au début du XVIIe siècle, lorsque le roi de France lança une conquête des terres catalanes du Nord des Pyrénées, ce qu'on a appelé "Guerre de 30 ans". L'invasion fut rapide et lancée le 10 juin 1639. Trois mois plus tard exactement le château de Tautavel tomba aux mains des français. Il devait le rester à jamais puisque le traité des Pyrénées sera signé en 1659, soit vingt ans plus tard, et que cette portion du territoire catalan ne fut par repris lors de la dernière guerre franco-espagnole de l'histoire, celle de 1793. En 1658 le château fut détruit à l'explosif. Le village était entre temps devenu suffisament important pour n'être plus dépendant de lui, ça faisait déjà quelques temps qu'il n'était situé à sa proximité immédiate mais dans la vallée. La mairie de Tautavel Au XVIIe siècle, l'église romane du village fut déclarée trop petite pour accueillir toute la population du village, on se lança alors dans la construction d'une autre église, plus vaste. Elle fut terminée en 1615. Dédiée à St Génis, elle est à nef unique, avec un clocher et un portail du XIXe siècle. Elle contient de nos jours un retable de la Vierge et des statues de St Sébastien et de St Gaudérique du XVIIIe siècle, ainsi qu'une statue de St Génis du XVIIe. Cette dernière est visible dans le retable. Il y a aussi un groupe de statues du XIXe représentant les Ste Puelles. [/s]Tautavel de nos jours[s] Le village de Tautavel de nos jours est bien différent de celui d'il y a vingt ans seulement. La découverte de l'homme de Tautavel a amené la construction du musée de la préhistoire, et avec lui une manne financière importante. De nombreux lotissements ont vu le jour, la ville s'est dotée d'équipements dernier cri (gymnase, salle de congrés, etc.) A signaler aussi le mur de Moretti, une oeuvre grandiose d'un artiste qui a mis en valeur le crâne de l'homme de Tautavel à travers une peinture monumentale. Le patrimoine de Tautavel est bien sûr très riche. Il y a la grotte de Tautavel et le musée de la préhistoire, mais aussi l'église St Génis et son mobilier, la chapelle des Saintes Puelles, les restes du château, de la torre del far, ainsi que les sarcophages wisigothiques.
    July 13

    l'HISTOIRE DE LA VIGNE ET DU VIN

    Les premières traces de ceps de vigne ont été relevées sur les flancs du Caucase, dans l’actuelle Géorgie et datent d’il y a plus de 7000 ans.C'est dans le village Shoulaveris Gora que l'on a trouvé des vestiges de vigne et de vin datant de 5000 à 5600 avant notre ère. Cependant, la première représentation des procédés de vinification est le fait des Égyptiens, remontant au IIIe millénaire avant Jésus Christ (sur des bas-reliefs représentant des scènes de pressurage et de vendange, datant de 2500 av. J.-C.). Les Grecs et les Phéniciens, producteurs eux-mêmes, implantèrent la vigne dans tout le bassin méditerranéen au cours de leurs nombreux voyages, entre 1500 et 500 av. J.-C. Exportée par les Grecs, la vigne s’implanta en Italie ; les Romains en développèrent la culture et avec elle l’industrie du vin. Ce n’est qu’aux environs de 600 av. J.-C. que les Phocéens, en créant Massilia (Marseille), implantent la vigne en Gaule celtique. L'avancée romaine en 125 av. J.-C., le long du couloir rhodanien et à l'ouest vers le Languedoc, diffusa la culture de la vigne et permit à l'industrie du vin de se développer. Narbonne et Port-Vendres en devinrent les centres commerciaux les plus importants. Cependant, la production narbonnaise commença à menacer les vins romains, et l’empereur Domitien fît interdire en 92 la plantation de vignes, et ordonna l’arrachage de 50 % du vignoble méditerranéen. Cette interdiction ne fut levée que deux cents ans plus tard, par l’empereur Probus. Les vignobles bordelais, languedocien et rhodanien s’épanouirent sous Jules César et la vigne atteignit même la région parisienne, qui resta longtemps l’une des plus grandes régions viticoles françaises. Les Gaulois développèrent la culture viticole, améliorant les procédés de vinification, en introduisant le vieillissement en fûts de chêne. La chute de l’Empire romain en 476 porta un coup au développement de l’agriculture gauloise
    July 11

    PORTE PUYMORENS

    Porté-Puymorens est un village des Pyrénées-Orientales, mais aussi une station de ski à l'extrémité Ouest du département, c'est la plus éloignée de Perpignan, mais aussi la plus proche de l'Andorre. On y rencontre pas mal d'andorrans, mais aussi des visiteurs venus de l'Ariège, département limitrophe. La station de ski est apparue durant les années 70, tout comme les autres stations du département (à l'exception de Font-Romeu, beaucoup plus précoce). Elle se développe peu à peu.
    July 09

    GAVROCHE

    Né en 1820, il est le fils des Thénardier qui ne l'aiment pas, ne veulent pas de lui et c'est pour cela qu'il vit dans la rue (il a l'habitude de dire « Je rentre dans la rue » quand il sort d'une maison). Il ne les voit que de temps à autre mais il aidera tout de même son père à s'évader de prison. Gavroche connaît ses sœurs aînées, Éponine et Azelma, mais pas ses deux frères cadets qui ont été adoptés en très bas âge suite à une sordide tractation de leurs parents. Après l'arrestation de leur mère adoptive, alors que les deux enfants se retrouvent à la rue, Gavroche les recueille sans savoir que ce sont ses frères. Mais ils s'égarent dans Paris le lendemain et on ne les revoit qu'une seule fois, cherchant à manger. Le lecteur ne sait pas ce qu'ils sont devenus. Gavroche connaît bien la bande « Patron-Minette », des malfaiteurs que Thénardier sollicite pour ses mauvais coups. Gavroche meurt le 6 juin 1832, peu après Éponine, près de la même barricade de la rue de la Chanvrerie, en tentant de récupérer des cartouches non brûlées pour ses camarades insurgés et en chantant une célèbre chanson qu'il n'a pas le temps d'achever (Tome V. Jean Valjean – Livre Premier : La guerre entre quatre murs – Chapitre 15. Gavroche dehors) : On est laid à Nanterre, C'est la faute à Voltaire, Et bête à Palaiseau, C'est la faute à Rousseau. Je ne suis pas notaire, C'est la faute à Voltaire, Je suis petit oiseau, C'est la faute à Rousseau. Joie est mon caractère, C'est la faute à Voltaire, Misère est mon trousseau, C'est la faute à Rousseau. Je suis tombé par terre, C'est la faute à Voltaire, Le nez dans le ruisseau, C'est la faute à...
    July 07

    la cité de carcassonne

    La Cité de Carcassonne est avant tout connue comme une ville médiévale fortifiée ; mais la présence humaine sur cet éperon rocheux est bien plus ancienne. A un habitat gaulois implanté au 6e siècle avant J.-C. succéda à l’époque romaine un centre urbain actif. A la fin du 3e et au début du 4e siècle après J.-C., la Cité fut dotée de remparts dont les imposants vestiges apparaissent encore aujourd’hui sur les deux tiers de l’enceinte intérieure. C’est sur la face ouest de cette fortification primitive que prend appui le château, construit au 12e siècle par la famille des vicomtes Trencavel, avant d’être agrandi et enveloppé d’une enceinte castrale un siècle plus tard. Entre-temps, Carcassonne avait été prise par Simon de Montfort lors de la Croisade albigeoise puis annexée au domaine royal. Les travaux se poursuivirent tout au long du 13e siècle : une enceinte extérieure fut érigée et le rempart intérieur modernisé, pour faire de cette place, qui était une pièce maîtresse du dispositif de défense de la frontière franco-aragonaise, une forteresse totalement imprenable. Elle perdit toute importance stratégique après la signature du traité des Pyrénées en 1659 et devint successivement arsenal, entrepôt d’armes et de vivres sous l’Ancien Régime et la Révolution. Après avoir servie de carrière de pierres au 19e siècle, elle fut sauvée de la démolition grâce à la mobilisation d’érudits carcassonnais et de Prosper Mérimée. Elle fit alors l’objet d’un immense chantier de restauration confié par l’Etat français à Eugène Viollet-le-Duc. Les 52 tours et les 3 kilomètres de remparts de cet ensemble architectural exceptionnel, désormais inscrit par l’UNESCO sur la liste du Patrimoine mondial, ont ainsi été préservés. Propriété du Ministère de la Culture et de la Communication, le château et les remparts de la Cité sont ouverts à la visite par le Centre des monuments nationaux
    July 04

    le fort de bregançon

    Le fort de Brégançon, résidence officielle du président de la République, se dresse sur un îlot aujourd’hui relié à la terre par une digue. A la pointe du petit hameau de Cabasson, un des plus beaux sites de Bormes-les-Mimosas - où s'étire inlassablement vers la mer la Route des Vins avec ses domaines prestigieux - le Fort de Brégançon côtoie les propriétés des familles royales du Luxembourg et de Belgique. Ce site hors du commun, devenu résidence officielle des Présidents de la République en 1968, présente un passé riche en rebondissements. Rocher refuge abrité du vent d'est et piton d'observation de la rade des Iles d'Hyères, tour à tour repaire de soudards ou château fort pour la Reine Jeanne et Bonaparte, tantôt assiégé, désarmé, détruit et reconstruit, Brégançon a subi les caprices de ses occupants plus qu'il n'a pesé sur le cours de l'histoire. Objet autrefois de toutes les convoitises, l'îlot impose aujourd'hui la beauté de son site et accroît son prestige, quand flotte, sous la chaleur brûlante du Midi, le pavillon marquant la présence du couple présidentiel. Vacanciers et journalistes se pressent alors en masse aux portes de la résidence, dans l'espoir de fixer sur pellicule les quelques moments d'intimité de ses hôtes de marque.
    July 03

    Peyrepertuse ( Chateau Cathare )

    Un peu d'histoire… Il semblerait que le site ait été occupé dès l’époque romaine mais le premier écrit date de 1020. C'est un testament de Bernard Taillefer, comte de Besalù, qui lègue à son fils Guillaume le château et son territoire. Ensuite par le jeu des alliances et des donations, Peyrepertuse glisse sous tutelle occitane. De ce fait, comme toutes les autres seigneuries, il doit faire face à la croisade contre les Albigeois menée par les troupes du roi de France, Louis IX que l'on nomme aussi Saint Louis. Après cette guerre le pays devient français. Avec le traité de Corbeil, Peyrepertuse devient l'une des forteresses royales les plus avancées sur la frontière du royaume d’Aragon. Le roi de France fait donc déplacer le seigneur de Peyrepertuse et met à la place une garnison de soldats. Cette garnison va surveiller la frontière sud de la France jusqu'en 1659, date du traité des Pyrénées qui fait reculer la frontière au niveau du Perthus. Peyrepertuse est l'une des plus belles constructions du midi de la France. De son éperon rocheux qui culmine à 800 mètres d'altitude, un panorama exceptionnel s'offre à vous vers la Méditerranée et les Pyrénées. Le château se compose de trois parties : l'enceinte basse, appelée aussi "le château vieux", l'enceinte médiane et le donjon San-Jordi. L'enceinte basse est protégée côté nord, par des remparts de 120m de long, équipés de deux tours ouvertes à la gorge. Le chemin de ronde subsiste, formé de larges dalles reposant sur des corbeaux. Côté sud, seule la barrière rocheuse protège cette citadelle. C'est dans cette partie que se trouvent l'église Sainte Marie et le logis du gouverneur. L'enceinte médiane est un espace assez large où seul un bâtiment que l’on nomme "le polygonal" subsiste. Le donjon San-Jordi est accessible par l'escalier dit de « Saint Louis ». D’une construction plus récente, San Jordi comprend un donjon et une chapelle d’où l'on a une vue remarquable sur son voisin le château de Quéribus mais aussi vers la mer Méditerranée et les Pyrénées.
    July 01

    SOREDE(PO)

    Etymologie Le nom de Sorède vient du mot "Siourède", forêt de chênes-lièges, dont le village était entouré dans des temps plus ou moins reculés. Le blason rappelle cette étymologie. Histoire Le site sur lequel s'est constitué la ville de Sorède n'est pas un territoire préhistorique, ce qui est normal au vu de sa situation géographique. Des vestiges de cette loitaines périodes se trouvent dans des vallées du quaternaire, plutôt dans les Corbières, ou dans les moyennes collines des Aspres ou plus haut dans les Albères en ce qui concerne le néolithique. Mais la période de l'Antiquité est quand même intéressante car ce sont les wisigoths les premiers qui nous laissent un témoignage de leur passage dans l'histoire de Sorède. Il est rare dans la région que l'on trouve des traces des wisigoths, et ici c'est tout simplement le château d'Ultréra qui est la preuve de l'habitat wisigothique. Auparavant, ni les celtes (-500), ni les romains (-121) n'en n'avaient laissées. Mais nous ne parlons pas encore de village. Ce château, situé sur un piton rocheux, sera récupéré puis abandonné par les sarrasins (735) avant que Charlemagne ne parvienne à conquérir la région militairement. Commence alors par période carolingienne, caractérisée par la création des comtés féodaux et la répartition du territoire en évêchés. Sorède est cité pour la première fois en 981 dans un acte écrit par le monastère de Saint Génis, sous le nom de "Villa Sureneda". Jusqu'au XVIIe siècle on emploi indifféremment le terme de Sureda ou Siureda pour désigner ce lieu. Il y avait dans le village un castrum ou château, appelé souvent "Castrum de Sureda". Il reste encore des parties entières avec ces créneaux et l'une des basses salles à ogives massives mais élégantes. Cette partie semble remonter au XIVe siècle, mais le château carolingien était sans doute antérieur, probablement du XIIe. On ignore les premiers seigneurs de Sorède. La première trace d'une famille dirigeante date du XIVe siècle où Guillaume de Castelnou a le titre de "seigneur de Sorède". Mais on n'a pas pour l'instant d'idée de l'origine de cette seigneurie. La seigneurie de Sorède, après avoir appartenu à Armengau Grimau, bourgeois de Perpignan, tomba dans la famille de Foix et de Béarn, puis dans celle d'Oms. Au XIXe siècle, Sorède eu une renommée nationale grâce à l'usine de fouets qu'elle abritait. La matière première était fournie par les micocouliers, nombreux dans le coin. A noter que cette usine existe toujours mais fabrique à présent des objets de luxe (cravaches, etc.) Patrimoine Le patrimoine de Sorède est riche, autant militairement que religieusement. Au Sud de Sorède, dans les Albères, se trouve le château d'Ultrera, à 571 m d'altitude. Ce château aurait été construit par les romains vers la fin de l'empire, il représentait l'un des maillons de la chaîne de défense wisigothique. Concrètement, il avait pour tache de défendre l'important passage de la "Carbassera", aussi appelé "Del Pal" ou de la "Massana". A présent, ce lieu est connu en tant que "La Massane". Le système défensif de la ville était composé aussi d'un château médiéval, il en reste quelques traces, aujourd'hui visible... dans une salle d'un café ! Sinon on peut utilement voir l'église paroissiale St Assiscle et Ste Victoire, construite en 1733. Elle est composée d'une nef flanquée de chapelles latérales et terminée par une abside pentagonale. Son mobilier est intéressant : un retable du Rosaire du XVIIe siècle, des panneaux du retable du maître-autel (XVIIIe), et surtout un tableau de St Benoit, une peinture à l'huile sur toile de la fin du XVIIe siècle provenant de l'ermitage Notre Dame du chateau. Le territoire de Sorède possède aussi un ermitage, St Martin de Lavall, de style roman, l'ermitage Notre Dame du Château et la chapelle du Christ. Il nous reste à citer les restes d'une ancienne forge catalane au lieu-dit 'Martinet", forge peu à peu restaurée par quelques bénévoles, et surtout le fameux four solaire du padre Himalaya, dont il ne reste que quelques traces. Ce dernier se trouve au coll del buc, à 520m d'altitude. Il s'agit d'un des tout premier exemplaires de four solaire, le premier du département, monté de toute pièce par un moine portugais au tout début du XXe siècle. Après quelques années, il le démonta et aujourd'hui il n'en reste que quelques dalles bétonnées et pièces métalliques rouillées. Rappelons enfin que le hameau de Lavail (ou Lavall) est rattaché à Sorède. Ce hameau se situe plus au Sud, dans la vallée de Montbram.

    QUERIBUS(CHATEAU CATHARE)

    Le château, bâti sur un impressionnant piton rocheux (728m), est le dernier îlot de résistance de la croisade contre les Albigeois (1255). Avec son donjon polygonal de deux étages, la salle inférieure et la haute salle gothique voûtée d'ogives retombant sur un puissant pilier circulaire excentré s'épanouissant en "palmier", ses fortifications en chicanes (intenables par grand vent) et ses escaliers suspendus, la forteresse semble prolonger le rocher sur lequel elle se perche. Comme des tours sarrasines surveillant l'horizon. Quéribus constitue, avec Puilaurens, Peyrepertuse et Aguilar, des sites frontières de défense de la frontière franco-aragonaise issus du traité de Corbeil (Essonne) de 1258. Quéribus est lié à Chabert de Barbeira, savant en matière de fortifications qui commandait la citadelle, défiant Rome et le roi de France. Quéribus fut le refuge des derniers cathares comme l'évêque de Termes en 1231 avant leur exil en Italie. En 1239, le régent du royaume d'Aragon avait vendu la place à Louis IX, mais il restait à le conquérir. Finalement Chabert de Barbeira dut céder sans force en 1255 et abandonna Quéribus à Saint-Louis. Quéribus a donc été, pour cette raison, tenu à l’écart de la croisade contre les albigeois puisque passé directement, d’Aragon aux mains de Saint Louis, ce qui ne l'empêcha pas pendant 11 ans d'accueillir les chevaliers “faydits” fuyant Montségur. Aujourd’hui, le traité des Pyrénées de 1659 a fixé les limites beaucoup plus au Sud. Quéribus restera une forteresse occupée par l’armée. On y retrouve des canonnières, des meurtrières, à l’abri de trois enceintes encadrant le donjon polygonal placé au point culminant.