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August 17 LA REVOLUTION PORTUGAISE ( SUITE)Deux mois plus tard ils préparaient un coup d'État contre la dictature du général Caetano. C'était un secret de polichinelle: le commandant de la région militaire d'Evora avait pris note des numéros d'immatriculation des voitures qui avaient amené les participants à la réunion. Mais la police secrète du régime, la Pide, n'avait pas l'habitude d'agir contre ses propres alliés, les militaires, ce deuxième pilier du régime... La dictature s'efface Le l4 mars 1974, les généraux jurent fidélité aux chefs de la dictature. Une révolte militaire devait éclater deux jours plus tard. Elle est annulée, mais le contre-ordre tarde à parvenir à Calda da Rainha, de sorte que des militaires marchent sur Lisbonne, où tout se résout sans grandes émotions. La "révolution des oeillets" triomphe. Le dictateur Caetano? Il était déjà en train de tomber, convaincu de l'inévitabilité d'un coup d'État militaire contre son régime. La police secrète mise à part, la dictature s'effaça donc sans grande résistance. Elle était isolée de la population, sans volonté ni initiative, comme dégoûtée de sa propre répression et du machiavélisme jésuitique de son fondateur, le fasciste Salazar. Cette chute allait plonger la société portugaise, atomisée, dépendante, subordonnée dans une crise pré-révolutionnaire que l'on peut découper en trois grandes périodes. La période des généraux La première période fut celle des généraux. Le général Spinola, qui avait énoncé ses projets dans un livre, "Le Portugal est l'avenir", occupa le pouvoir comme si celui-ci lui était naturellement destiné. Les capitaines se soumirent, fidèles au sens de la discipline et de la hiérarchie. Mais les discussions sur le programme du Mouvement des Forces Année, le MFA, allaient être rapidement dépassées par les événements. Très vite, la mobilisation populaire entame en effet la libération de tous les prisonniers politiques et exige la fin des hostilités dans les colonies et le rapatriement des troupes d'outre-mer. Le projet de Spinola était tout différent. Le général voulait barrer la route à un pouvoir multipolaire dans lequel les rapports de forces se seraient décidés entre la junte, le MF A, les initiatives populaires et celles des partis. Son projet était un projet de continuité organique du régime. il visait seulement, par une ouverture temporaire, à lâcher une partie de la pression sociale et politique. Le discours de Spinola lors de la prise du pouvoir était très clair à ce sujet: le général déclara en effet que "le destin des territoires d'Outre-mer devrait être décidé par tous ceux qui considéraient ces territoires comme les nôtres" et que la présidence allait garantir "la survie de la Nation souveraine comme un tout pluricontinenta1". Mais ce projet d'État fort échoua, faute de légitimité. Spinola se réfugia en Espagne, d'où il lança une campagne terroriste. Aujourd'hui il est maréchal tandis que son compère Mellos est banquier... La période des capitaines Mais n'anticipons pas, la deuxième période fut celle des capitaines. Après l'échec de Spinola, on vit se constituer une étrange pouvoir militaire à géométrie variable. il s'adapta avec souplesse aux accords entre partis, prit des mesures économiques d'urgence, élabora des réponses aux pressions sociales qui se focalisaient autour des occupations de terres par les paysans pauvres et des occupations de fabriques par les ouvriers. il prit même des mesures défensives contre le sabotage économique d'un patronat rétrograde, pour pouvoir résister à la montée impétueuse des revendications et des actions populaires. C'est de cette époque que datent toute une série d'acquis tels que les nationalisations de terres et d'entreprises, que les gouvernement ultérieurs s'acharnèrent à démanteler, sous la houlette de la social-démocratie. La fragilité des structures sociales était le fait dominant dans cette situation sans précédent. Comme le dictateur déchu devait l'expliquer lui-même, dans un livre publié au Brésil où il s'était réfugié: « La bourgeoisie portugaise, habituée à jouir d'un climat de paix durant plus d'un demi-siècle, sous la protection des nombreuses institutions qui lui servaient de tuteur, n'avait pas d'esprit combatif et ne semblait pas agir pour défendre les principes qu'elle disait professer". Les spinolistes financèrent et impulsèrent des partis bourgeois, le PPD (Parti Populaire Démocratique) et le CDS (Centre démocratique et Social), mais ces partis étaient si marginaux et si mal articulés sur le pouvoir politique qu'ils n'avaient guère de capacité de manoeuvre sociale. De l'autre côté, les partis de la gauche institutionnelle ne canalisaient pas non plus les mobilisations et ne contrôlaient pas la dynamique sociale. Cette déshérence permanente des partis conféra une grande autorité au Mouvement des Forces Armées (MFA) qui, auréolé du prestige du coup d'État, put jouer un rôle de premier plan pour tenter de canaliser les multiples pressions sociales en s'y adaptant. Le phénomène MFA Minoritaire au sein de la hiérarchie militaire, sans projet cohérent, le mouvement des capitaines vivait de ses propres illusions. Il ambitionnait de créer "un appareil d'État à base populaire". Son document programmatique détaillait une véritable géographie des pouvoirs populaires, de la base au sommet, à laquelle aucun signataire ne croyait évidemment. Le MF A discuta en profondeur ces thèses, totalement inédites pour des militaires. A telle enseigne que le conflit social finit par éclater au sein de l'armée. La période des soldats Ainsi s'ouvrit la troisième période de la révolution portugaise, celle des soldats. Ce fut la période la plus courte, qui dura l'espace d'un printemps au cours duquel les soldats se manifestèrent tandis que le MF A se dissolvait en diverses fractions. Le Président décréta l'État de siège à Lisbonne. Des centaines de soldats bouclèrent la ville, des centaines d'ordres furent donnés pour tenter de contrôler une armée dans laquelle plus personne ne savait quoi faire. Mais la bataille pour un changement social en profondeur était déjà perdue, et la stabilisation du Portugal capitaliste sous un régime "démocratique" était déjà en bonne voie. La chance a été manquée par manque de capacité de mobiliser un front uni des travailleurs, et aussi parce qu'il aurait été nécessaire de développer et d'approfondir un processus de mobilisation populaire condensant les expériences concrètes de démocratie directe, de participation et d'action immédiate des habitants des quartiers et des organisations de travailleurs. Le 25 novembre 1975 marque le point final de la montée pré-révolutionnaire et la victoire de la contre-révolution "démocratique". La question centrale de la période ouverte par le 25 avril 1974 fut la désynchronisation entre les rythmes de développement de la crise des appareils d'État et de la mobilisation/organisation des classes sociales. Cette distance a marqué tous les conflits, mais elle a aussi donné une légitimité au conflit: la fragilité des appareils de répression et la contradiction entre les organes de décision, décentralisés du fait des luttes de tendance au sein du MFA, a ouvert tout un champ d'action aux mouvements populaires et, dans certains cas, a stimulé les initiatives. Mais elle a aussi aggravé les illusions sur l'appareil d'État, notamment sur certains secteurs des forces années. Leçons stratégiques Le problème que cette réalité nous pose aujourd'hui est de comprendre que l'augmentation de la marge d'autonomie réelle de l'État face à la société dans une situation de confrontation généralisée peut être un instrument efficace pour l'absorption des conflits. De la sorte, l'expérience portugaise s'inscrit en faux contre les théories de la gauche réformiste institutionnelle, qui voit l'occupation de parties de l'appareil d'État comme stratégie de la transformation sociale. Elle s'inscrit en faux aussi contre des théories plus sophistiquées, prétendant que l'État, au sens marxiste et léniniste du terme, c'est-à-dire en tant qu'instrument de coercition au service de la dictature plus ou moins ouverte du capital, n'existait plus pendant la révolution portugaise. L'État portugais n'était certes plus capable de jouer son rôle de coercition et de répression, mais il gardait son hégémonie sur la société, et cette hégémonie faisait barrage à une organisation populaire alternative. Cet État délabré, divisé, n'en montra pas moins sa capacité d'initiative, de résorption des conflits, d'absorption des fractures sociales. Le 25 novembre 1975, qui marque la fin de la période pré-révolutionnaire dans le pays et la victoire de la "contre-révolution démocratique", est la démonstration chimiquement pure du pouvoir propre de la superstructure étatique, et de son rôle décisif dans le maintien du système capitaliste. Les crises révolutionnaires ne durent pas éternellement. Tant que la classe dominante garde son appareil d'État, et si délabré que soit celui-ci, elle garde en même temps la possibilité de rasseoir son pouvoir dès que la mobilisation de la classe ouvrière s'essouffle. Du coup, elle garde aussi la possibilité de récupérer tous les acquis qu'elle a dû concéder aux masses pour éviter l'irréparable. C'est ce que la classe dominante portugaise s'est employée à faire à partir de l'automne 1975, jusqu'au jour d'aujourd'hui. Sous la houlette de la social-démocratie d'abord, en se passant des services de celle-ci ensuite. August 13 LA REVOLUTION DES OEILLETS [ PORTUGAL ]25 avril 1974 La Révolution des oeillets «Grândola, vila morena, Terra da Fraternidade, O povo é quem mais ordena Dentro de ti, ó cidade... » (extrait) «Grândola, ville brune, Pays de Fraternité, C'est le peuple qui commande Ici, oh cité» Le 25 Avril 1974, au Portugal, la station catholique Rádio Renascença (Radio Renaissance) diffuse cette chanson de José Afonso. C'est le signal de départ de la Révolution dite «des Oeillets» par laquelle de jeunes capitaines de l'armée portugaise entraînent la chute du régime salazariste, vieux de 48 ans. Après quelques mois de turbulences, le pays va pouvoir reprendre sa place parmi les démocraties européennes, délaissée un demi-siècle plus tôt. Cristina LasselinNaissance de l'Estado Novo La République, instaurée à Lisbonne par la révolution des 4 et 5 octobre 1910, a fait brutalement sombrer le Portugal dans un régime ultra-laïc et violemment anticlérical, qui plus est instable et impuissant à moderniser le pays. Le 28 mai 1926, le général Gomes de Costa commet un énième coup d'État, mettant fin au régime parlementaire et instaurant une dictature militaire. Celle-ci se consolide avec l'arrivée en 1928 d'Antonio de Oliveira Salazar, un professeur d'économie politique de 39 ans, au poste de ministre des Finances. En exigeant que son ministère puisse seul autoriser les dépenses, Salazar redresse rapidement la balance des paiements en déficit depuis plus d'un siècle. Cette performance lui vaut d'être nommé président du Conseil en 1932, charge qu'il occupera jusqu'à sa maladie, en 1968 (il mourra deux ans plus tard). On appelle cette période de l'Histoire portugaise «Estado Novo» (Nouvel État). Ses principes, apparentés au fascisme mussolinien, résident dans le rejet de la souveraineté populaire, une forte autorité de l'État au service de la nation, le corporatisme (collaboration des salariés et des patrons sous l'égide de l'État), le refus de la lutte de classes, du socialisme et du parlementarisme. On vote malgré tout mais de curieuse manière... Les partis d'opposition sont illicites et seuls les candidats officiels bénéficient de facilités pour leur campagne électorale. Le droit de vote est accessible à tous les hommes de plus de 21 ans sous réserve qu'ils sachent lire et écrire (sauf à payer une taxe de 100 escudos !), et aux seules femmes ayant une licence ou une maîtrise. Les fonctionnaires sont seuls obligés de voter, par devoir civique. Ces conditions excluent des urnes une bonne partie de la population et en particulier la plupart des habitants des colonies ou «provinces d'outre-mer». La PIDE (Police d'Intervention et de Défense de l'État) emprisonne, torture et tue nombre d'opposants. D'autres, comme Mario Soares ou Álvaro Cunhal, sont contraints à l'exil. À la fin des années 1950, le Portugal figure à la traîne de l'Europe occidentale pour le développement économique en raison d'une gestion excessivement prudente des dépenses publiques par le docteur Salazar. Le pays se voit contester sa souveraineté sur les derniers vestiges de son empire colonial, en Afrique et en Asie. Aux Indes, ses possessions de Goa, Damão et Diu sont annexées de force par l'Union indienne. En Angola, vaste colonie d'Afrique australe, les indigènes entament dès 1961 un combat pour l'indépendance. De plus en plus de soldats portugais sont envoyés outre-mer, en Angola, en Guinée et au Mozambique. Pour le Portugal, à peine peuplé de 9 millions d'habitants, le «maintien de l'ordre» en Afrique devient une charge de plus en plus pesante. Jusqu'à 35% du budget national. 800.000 hommes y participent dans les années 1960 et 8.000 y trouvent la mort. Beaucoup de jeunes hommes émigrent clandestinement en vue d'échapper aux quatre années de service militaire et d'obtenir à l'étranger, en France surtout, de meilleures conditions de vie. Marcelo Caetano succède à Salazar à la présidence du Conseil en 1968. Il ébauche une ouverture politique. Mais l'opposition parlementaire manque de consistance. C'est finalement de l'armée que viendra la révolte contre le statu quo et la guerre outre-mer. Celle-ci, en 13 ans, a vidé les coffres de l'État et l'on n'en voit pas l'issue. Coup d'État militaireLe coup d'État du 25 avril 1974 est l'oeuvre de jeunes capitaines comme Otelo Saraiva de Carvalho ou Ramalho Eanes. Les généraux António de Spínola et Costa Gomes lui apportent après coup leur concours. Il réussit grâce à l'effet surprise des capitaines du MFA (Mouvement des Forces Armées) qui ont immédiatement pris possession des moyens de communication et obtenu le soutien actif de la population. Contrairement à la PIDE, qui a ouvert le feu sur la population (4 morts et 45 blessés), le MFA n'a pas tiré un seul coup de fusil. Au bout des canons et au bout des fusils, un oeillet rouge ! On raconte qu'une vendeuse de fleurs du Rossio, à Lisbonne, avait offert aux soldats qui passaient les fleurs de saison qu'elle avait à vendre: des oeillets rouges! Le lendemain, le journal parisien Le Monde sortait en première page : «La Révolution des Oeillets triomphe au Portugal !» Démocratie en constructionPendant lesmois qui suivent, Lisbonne bouillonne d'effervescence révolutionnaire. On refait le monde dans les bars de la capitale. On multiplie les occupations d'usine. On proclame des quartiers autogérés,... Le reste du pays, quant à lui, se tient dans l'expectative, peu ou prou indifférent à tout ce bruissement. Un gouvernement provisoire se meten place le 15 mai avec à sa tête le général Spinola, président de la République. Ilrétablit les libertés et nationalise les secteurs-clé de l'économie. Le leader socialiste Mario Soares, ministre des Affaires étrangères, ouvre immédiatementdes négociations avec les mouvements indépendantistes des colonies. C'est dans la précipitation que celles-cideviennent des États souverains : Guinée-Bissau en 1974, Angola, Mozambique, Cap Vert et Saint Thomas et Prince en 1975. Macao est un peu plus tard rendu à la Chine populaire. Timor-Est, sitôt évacué par les Portugais, est envahi par les Indonésiens. NormalisationLe Conseil de la Révolution du MFA, dominé par une majorité d'extrême-gauche, est dissous par un mouvement militaire le 25 novembre 1975 ; néanmoins,les libertés retrouvées restent acquises. Une nouvelle Constitution, d'orientation socialiste modérée, voit le jour en 1976. Mais la situation politique, économique et sociale ne se normalisera vraiment qu'avec l'entrée du Portugal dans l'Union européenne en 1986. August 11 GUSTAVE EIFFELBiographie de Gustave Eiffel
Issu de la bourgeoisie dijonnaise, Gustave Bonnickausen, dit Eiffel, se passionne tôt pour les disciplines scientifiques, notamment la chimie. En 1852, il rentre à l'Ecole centrale des arts et manufactures de Paris, puis rejoint l'entreprise de construction de Charles Nepveu. Il y réalise sa première grande construction : le pont du chemin de fer de Bordeaux (1858-1860). En 1867, il crée sa propre entreprise et se lance dans une série de grands projets qui le feront connaître à l'étranger : viaduc de la Sioule en 1869, Pont Maria Pia de Douro en 1877. Parvenu à ce stade, Eiffel libère l'architecture de métal et lui offre une marque : l'esthétique. De cette vision naissent la charpente de la Statue de la Liberté de Bartholdi et la tour Eiffel, commandée pour l'Exposition universelle de 1889. Cependant, son implication dans le scandale de Panama (1889) entache sa réputation. Il cesse alors toute construction et se lance dans l'expérimentation scientifique, principalement l'aérodynamique et la balistique. August 09 LOUIS IX [DIT ST LOUIS ]Louis IX, dit Saint Louis. - Roi de France né le 25 avril 1214, à Poissy (selon l'opinion actuelle de la plupart des historiens, mais on a aussi affirmé qu'il était né dans l'Oise, à La Neuville-en-Hez), et mort à Tunis le 25 août 1270 (Moyen âge, Capétiens). Il fut baptisé à Poissy et signa parfois du nom de Louis de Poissy les lettres qu'il écrivait à ses familiers. Fils de Louis VIII et de Blanche de Castille, il avait été élevé sévèrement par sa mère, qui prétendit un jour qu'elle aurait mieux aimé le voir mourir que commettre un seul péché mortel, et il montra dès l'enfance un caractère sérieux; l'instruction qu'il reçut fut solide. Comme il était mineur à la mort de Louis VIII (1226), la régence appartint à la reine mère pendant environ dix ans. Blanche commença par faire sacrer le jeune prince à Reims le 29 novembre, en présence des comtes de Dreux, de Blois et de Bar. Appuyée sur le légat du saint-siège et sur le comte Thibaut IV de Champagne, qu'elle détacha du parti de ses adversaires, elle put résister à la coalition formée par le comte de Bretagne, Pierre Mauclerc, qui soutenait un prétendant à la régence et peut-être au trône, Philippe Hurepel, bâtard de Philippe-Auguste, et voulait l'indépendance des seigneurs. Les comtes de la Marche et de Bretagne consentirent à un arrangement avec la reine à Vendôme en mars 1227, à des conditions avantageuses à la fois pour eux et pour le gouvernement royal. A la fin de la même année, elle déjoua le complot qui avait pour objet de s'emparer de la personne du jeune roi et s'enfuit d'Orléans à Montlhéry. Les gens de Paris sortirent en armes pour protéger et ramener triomphalement dans la capitale le roi et la régente. Une nouvelle ligue se forma dans le but de briser l'épée de la régence en mettant la main sur Thibaut; grâce aux chevaliers de celui-ci, la rébellion de Hurepel fut écrasée dans le château fort de Bellème. Mais, en juillet 1229, la Champagne fut envahie par le comte de Boulogne, le duc de Bourgogne et la majorité des barons du Nord et ravagée; Pierre Mauclerc s'alliait ensuite au roi d'Angleterre qui débarquait (mars 1230). Cependant la campagne n'avançant pas, les seigneurs préférèrent traiter et finalement, par la médiation du pape, une trêve de trois ans fut conclue le Saint-Aubin-du-Cormier (4 juillet 1231); trois ans plus tard, Thibaut en venait à vendre à la couronne l'hommage des comtés de Blois, de Sancerre et de Chartres et de la vicomté de Châteaudun. Le traité du 12 avril 1229, préparé par les conférences de Meaux, mit fin d'autre part à la guerre des Albigeois, à des conditions très avantageuses cette fois pour la couronne; le roi acquérait les sénéchaussées de Beaucaire et de Carcassonne, laissant au comte de Toulouse le reste de ses États, mais il était stipulé que la fille du comte épouserait Alphonse de Poitiers, fils de Louis VIII. Blanche eut également à vaincre la turbulence de l'Université de Paris, dont les maîtres durent se disperser à la suite de difficultés amenées par une rixe que les écoliers avaient provoquée, et dut lutter contre l'indépendance orgueilleuse des évêques. La régence ne se termina pas sans que Pierre Mauclerc, qui avait repris les armes, fût définitivement vaincu (1234); en 1236, Thibaut, enorgueilli par son nouveau titre de roi de Navarre, , fut à son tour humilié; ayant voulu reconstituer à son profit la ligue des barons, il fut contraint de venir implorer son pardon à Vincennes. August 06 LA LOUVE DE PENNAUTIER [ LEGENDE] VILLAGE OU JE SUIS NéCarcassonne > Légendes et traditions > Louve de PennautierMais elle vient aussi de la dame de Pennautier, surnommée en occitan "Na Loba", la louve, et dont le célèbre troubadour Peire Vidal fut si amoureux qu'il s'habilla de peaux de loups pour pouvoir l'approcher ! Peire Vidal était un troubadour natif de Toulouse, de haute et bonne réputation dans les cours de fine amour qu'il fréquentait assidûment. A force de conter et de chanter les galantes extravagances des seigneurs et des damoiseaux il se mit, lui aussi, à commettre certaines folies dignes d'être rapportées. La gente dame qui avait percé son coeur était loin d'être n'importe qui, il s'agissait de la Louve de Pennautier dite Na Loba. Loba était de haut lignage, également célèbre pour les fêtes qu'elle donnait et la mélancolie paradoxale qu'elle affichait. Peire Vidal follement énamouré se déguisa en loup, se couvrit de peaux de cette bête et ainsi paré tenta de se rapprocher incognito du chateau de Puivert dans lequel se trouvait Loba et ou personne ne l'attendait. Bien entendu, on l'aperçut et il se fit donner la chasse par les paysans et les soldats de Jourdain de Cabaret, mari de la Dame et pourtant connu pour sa tolérance. Le troubadour finit cette chasse sérieusement blessé et bastonné. Il ne se tira de l'affaire qu'en amadouant par son verbe ceux qui le frappaient. On dit, qu'il fut soigné avec tendresse par Loba dans le château. Cet épisode se déroula quelque temps avant que la belle ne devint la maitresse du Comte de Foix et ne lui donna un fils issu de lui ou du troubadour qu'elle s'empressa d'appeller Loup. Le pauvre Peire ne se serait porbablement pas lancé dans cette aventure, s'il avait pu prévoir que sa dame allait contribuer à la chute de la civilisation occitane et des seigneurs qui la protégeaient. En effet, lors du siège de Carcassonne en août 1209, alors que le jeune vicomte Trencavel se défendait contre les Croisés, c'est elle qui suggéra une sortie pour aller négocier avec Simon de Montfort, lequel en profita pour capturer Trencavel et le jeter dans un cachot de la ville ainsi conquise. La Louve de Pennautier ne pardonnait en effet pas à Trencavel l'humiliation qui lui avait inconsciemment infligée lors d'une fête où toute la noblesse languedocienne était réunie, et où elle s'était vantée de séduire le jeune vicomte alors jouvenceau. Celui-ci n'avait pas cédé à ses charmes... a malédiction qui s'attache depuis toujours au loup vient de la peur ancestrale qu'il inspire aux hommes.Carcassonne pas à pasCarcassonne d'un coup d'oeilFortificationsEdifices religieuxDemeures anciennesAu coin de la rueMuséesLieux insolitesCinq mille ans d'histoireRetour sur imageAudois à l'oeilLégendes et traditionsDocumentsQu'es aquò ?Vous êtes cathare, n'est ce pas ?Les Cinq Fils de CarcassonneLe Sentier CathareLe Pays de Cocagne |
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