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    October 09

    LE PONT DU GARD

    Construit sur trois étages avec les pierres extraites sur les lieux mêmes dans les carrières romaines environnantes, le pont domine le Gard à près de 49 m de haut sur une longueur de 275 m. C'est le plus haut pont-aqueduc connu du monde romain, et devait même être plus long à l'origine, puisque l'extrémité côté rive gauche a été tronquée de plus de 100 m. À cet endroit, le pont enjambe le Gardon (ou Gard). Étage inférieur : 6 arches, 142,35 m de longueur, 6,36 m d'épaisseur, 21,87 m de hauteur Étage moyen : 11 arches, 242,55 m de longueur, 4,56 m d'épaisseur, 19,50 m de hauteur Étage supérieur : 35 arches, 275 m de longueur, 3,06 m d'épaisseur, 7,40 m de hauteur Le Pont du GardL'ouverture des arches des deux premiers niveaux est identique puisque les piles des arches du 2e étage sont posées dans l'axe des piles du premier pour lui donner plus d'assise. Leur ouverture est variable et passe de 24,52 m pour celles qui enjambent la rivière, à 19,50 m pour celles qui les suivent, les plus étroites ne mesureront plus que 15,50 m. En revanche, l'ouverture des arches de l'étage supérieur ont une ouverture constante de 4,80 m. Les deux premiers niveaux sont entièrement composés en grand appareil ainsi que les piles du troisième jusqu'au départ des arceaux. Ces blocs de plus de cinquante centimètres d'épaisseur, dépassent parfois les deux mètres de long, ce qui leur confère un poids d'environ six tonnes. En observant avec soin la face interne des piliers, on découvre aisément le travail des bâtisseurs romains : techniques de taille des blocs (traces de coup d'escoude) et techniques de construction (blocs posés en carreau et boutisse et blocs saillants pour la mise en place des échafaudages). En s'approchant, on ne peut qu’être émerveillé de la précision d'assemblage à sec des blocs : chaque bloc était assemblé aux autres par le ciselage des joints sur place. La pierre de Vers utilisée à la construction du pont venait des carrières avoisinantes : il s'agit d'un calcaire coquillier d'une texture assez grossière et se prêtant très bien à la taille. De nombreuses traces et gravures parsèment la surface du pont. Ce sont surtout des chiffres et des lettres représentant les numéros et les emplacements des pierres qui étaient taillées, peut-être aux carrières même (car il n'y a pas beaucoup de place autour du Gardon), avant d'être hissées à leur place. On peut lire notamment sur les piles et sous la voûte, des repères du genre : I, II, III, IV, etc. ou bien FRSIII, FRDIV, signifiant « fronte sinistra, fronte dextra ». On trouve aussi inscrit ces trois mots superposés et à la signification mystérieuse : MENS TOTUM CORIUM. Cela semble signifier que l'ensemble de l'ouvrage a été mesuré. A deux mètres du sommet de la quatrième pile du deuxième étage, à partir de la rive droite, bien visible en s'appuyant contre le parapet de la route, on aperçoit un petit bas relief représentant un phallus. Il s'agit d'une sculpture assez courante sur les monuments romains ; il y en a également plusieurs aux arènes de Nîmes, préservant contre le mauvais œil. Cette sculpture est plus connue ici sous le nom de « lièvre du Pont du Gard » depuis que Frédéric Mistral a bâti autour de lui une légende. Les autres inscriptions et dessins sont dus aux bâtisseurs compagnons du Devoir, ou compagnons du Tour de France, qui ont restauré le Pont du Gard au siècle dernier. Enfin, on trouve, évidemment, des graffiti contemporains. Les piles inférieures sont posées directement sur le rocher qui est à sec en période d'étiage afin d'éviter tout travail d'érosion. Il se peut que le fond de la rivière ait même été creusé afin que l'eau n'atteigne pas la base des piles. Mais les romains avaient entendu parler des crues spectaculaires du Gardon, aussi ont-ils pourvu les piles du bas d'avant-becs triangulaires d'une dizaine de mètres de haut pour fendre le courant. Cette hauteur, bien que remarquable, fut insuffisante lors des crues gigantesques de 1958 qui provoquèrent la mort de 35 personnes. Le niveau des eaux atteignit, ce jour-là, la base des piles du deuxième étage mais le vieux monument resta debout, inébranlable, alors que de nombreux autres ponts, dont celui de Remoulins, furent emportés par cette « gardonnade » historique. Le pont du Gard présente, vers l'amont, une légère convexité afin, peut-être, de mieux résister à la poussée du courant. L'aqueduc proprement dit est construit en petits moellons. La canalisation a 1,20 m de large et 1,85 m de haut avec des pieds-droits de 0,85 m d'épaisseur. Elle est couverte par des dalles débordantes de 0,35 m d'épaisseur pour 1 m de large et 3,65 m de long. Un détail important est à noter ici. La hauteur interne était à l'origine de 1,30 m environ, mais lors de la mise en eau, celle-ci monta trop haut, voire déborda de la canalisation, au moins à certaines périodes de l'année. Cet imprévu les obligea à surélever les pieds-droits en petits moellons d'une épaisseur en gros appareil de 60 cm bien visible à l'intérieur. De l'extérieur, on voit aussi très bien la surélévation car elle a créé un deuxième rebord.
    August 11

    GUSTAVE EIFFEL

    Biographie de Gustave Eiffel

     

     

     

     Issu de la bourgeoisie dijonnaise, Gustave Bonnickausen, dit Eiffel, se passionne tôt pour les disciplines scientifiques, notamment la chimie. En 1852, il rentre à l'Ecole centrale des arts et manufactures de Paris, puis rejoint l'entreprise de construction de Charles Nepveu. Il y réalise sa première grande construction : le pont du chemin de fer de Bordeaux (1858-1860). En 1867, il crée sa propre entreprise et se lance dans une série de grands projets qui le feront connaître à l'étranger : viaduc de la Sioule en 1869, Pont Maria Pia de Douro en 1877. Parvenu à ce stade, Eiffel libère l'architecture de métal et lui offre une marque : l'esthétique. De cette vision naissent la charpente de la Statue de la Liberté de Bartholdi et la tour Eiffel, commandée pour l'Exposition universelle de 1889. Cependant, son implication dans le scandale de Panama (1889) entache sa réputation. Il cesse alors toute construction et se lance dans l'expérimentation scientifique, principalement l'aérodynamique et la balistique.

    August 06

    LA LOUVE DE PENNAUTIER [ LEGENDE] VILLAGE OU JE SUIS Né

    Carcassonne > Légendes et traditions > Louve de PennautierMais elle vient aussi de la dame de Pennautier, surnommée en occitan "Na Loba", la louve, et dont le célèbre troubadour Peire Vidal fut si amoureux qu'il s'habilla de peaux de loups pour pouvoir l'approcher ! Peire Vidal était un troubadour natif de Toulouse, de haute et bonne réputation dans les cours de fine amour qu'il fréquentait assidûment. A force de conter et de chanter les galantes extravagances des seigneurs et des damoiseaux il se mit, lui aussi, à commettre certaines folies dignes d'être rapportées. La gente dame qui avait percé son coeur était loin d'être n'importe qui, il s'agissait de la Louve de Pennautier dite Na Loba. Loba était de haut lignage, également célèbre pour les fêtes qu'elle donnait et la mélancolie paradoxale qu'elle affichait. Peire Vidal follement énamouré se déguisa en loup, se couvrit de peaux de cette bête et ainsi paré tenta de se rapprocher incognito du chateau de Puivert dans lequel se trouvait Loba et ou personne ne l'attendait. Bien entendu, on l'aperçut et il se fit donner la chasse par les paysans et les soldats de Jourdain de Cabaret, mari de la Dame et pourtant connu pour sa tolérance. Le troubadour finit cette chasse sérieusement blessé et bastonné. Il ne se tira de l'affaire qu'en amadouant par son verbe ceux qui le frappaient. On dit, qu'il fut soigné avec tendresse par Loba dans le château. Cet épisode se déroula quelque temps avant que la belle ne devint la maitresse du Comte de Foix et ne lui donna un fils issu de lui ou du troubadour qu'elle s'empressa d'appeller Loup. Le pauvre Peire ne se serait porbablement pas lancé dans cette aventure, s'il avait pu prévoir que sa dame allait contribuer à la chute de la civilisation occitane et des seigneurs qui la protégeaient. En effet, lors du siège de Carcassonne en août 1209, alors que le jeune vicomte Trencavel se défendait contre les Croisés, c'est elle qui suggéra une sortie pour aller négocier avec Simon de Montfort, lequel en profita pour capturer Trencavel et le jeter dans un cachot de la ville ainsi conquise. La Louve de Pennautier ne pardonnait en effet pas à Trencavel l'humiliation qui lui avait inconsciemment infligée lors d'une fête où toute la noblesse languedocienne était réunie, et où elle s'était vantée de séduire le jeune vicomte alors jouvenceau. Celui-ci n'avait pas cédé à ses charmes... a malédiction qui s'attache depuis toujours au loup vient de la peur ancestrale qu'il inspire aux hommes.Carcassonne pas à pasCarcassonne d'un coup d'oeilFortificationsEdifices religieuxDemeures anciennesAu coin de la rueMuséesLieux insolitesCinq mille ans d'histoireRetour sur imageAudois à l'oeilLégendes et traditionsDocumentsQu'es aquò ?Vous êtes cathare, n'est ce pas ?Les Cinq Fils de CarcassonneLe Sentier CathareLe Pays de Cocagne
    July 28

    LE PETIT TRAIN JAUNE DE CERDAGNE

    Le petit train jaune est une liaison ferroviaire reliant Villefranche de Conflent à Latour de Carol. Véritable cordon ombilical liant la plaine du Roussillon à la Cerdagne, ce train à aujourd'hui essentiellement une vocation touristique, bien que nombre de catalans s'en servent pour monter aux stations de ski. Elle détient un record : c'est la ligne ferroviaire régulière la plus haute du monde, elle culmine à 1500m. Histoire L'histoire de ce train commence en 1903 avec la promulgation de la loi autorisant la compagnie du Midi à construire une ligne Villefranche de Conflent - Mont Louis. Les premiers coups de pioche eurent lieu dans la foulée, en 1903/1904. Le financement fut assuré en partie par le Conseil Général de l'époque à auteur de 5000 francs-or par kilomètre. L'ouverture de ce tronçon eut lieu en 1910. Puis les travaux se poursuivirent et 28 juin 1911 on put inaugurer la partie Mont Louis - Bourg-Madame. La guerre de 1914/18 ralenti les travaux, le dernier tronçon Bourg-Madame - Latour de Carol ne put ouvrir qu'en août 1927. Latour de Carol est le terminus du petit train jaune. Cette ligne ferroviaire eut une très grande importance jusque dans les années 1960. A partir de cette époque le développement de la voiture individuelle et l'amélioration des routes, surtout de la RN116 dans notre cas, commença à menacer le train de fermeture. En 1968, 17 lignes de chemins de fer sont menacés de fermeture, dont celle du train jaune. Puis dans les années 70 et 80, la ligne est encore menacée pour cause de non-rentabilité, mais elle fut sauvée régulièrement par les cheminots eux-mêmes, les élus locaux et les usagers. Finalement le train jaune redevient peu à peu rentable en devenant touristique, et en 2004 la vocation touristique est marquée définitivement par l'arrivée des nouvelles rames à grandes vitres. Aujourd'hui ce train transporte 400 000 personnes par an. Techniquement la ligne est une prouesse : sur à peine 60kms, les ingénieurs ont conçu 650 ouvrages d'art, dont 19 tunnels et deux ponts tout à fait remarquable dans la mesure où ils traversent la vallée de la Têt de part en part : le pont Séjourné et le pont Gisclard. Le pont Séjourné (du nom de l'ingénieur Paul Séjourné, 1851-1939) est un viaduc en pierre long de 217m et culmine à 65m au dessus de la Têt. Impossible de la rater lorsqu'on prend la route de Cerdagne, on est obligé de passer dessous. Le pont Gisclard, lui, est un pont suspendu tout aussi impressionnant, quoi que plus discret. Il porte le nom d'un autre ingénieur, également concepteur de la ligne, qui mourut dans de dramatiques circonstances le 31 octobre 1909. Sur tout le trajet, le train jaune roule à une moyenne de 30kms/h. Cette ligne à pour particularité d'avoir la plus haute gare d'Europe : Bolquère, située à 1952 m d'altitude. L'accident du pont Gisclard Ce jour là le pont suspendu était l'objet de tests en grandeur nature. Nous étions en fin d'automne, et en cette saison dans le haut-Conflent le froid était glacial. Il avait gelé durant la nuit et une pellicule de givre s'était formé sur les rails. La motrice se lança lentement sur le pont chargé de différents ingénieurs et ouvriers en charge de vérifier le comportement de la motrice sur le pont. Au premier freinage, la motrice se mit à glisser sur le givre, empêchant son arrêt. Lentement d'abord, puis de plus en plus vite elle se mit à glisser sur les rails, traversant le pont suspendu. Elle prit tant bien que mal le premier virage mais se mit à tanguer. Finalement elle se coucha contre la roche. Le choc fut violent, il ne laissa aucune chance aux passagers qui furent projetés à l'extérieur. Cet accident resta dans la mémoire collective des catalans et il est encore assez fréquent qu'on vous la raconte à bord même du train jaune, de préférence au passage du pont Gisclard. Alimentation électrique Le train jaune a également une autre particularité : Son alimentation électrique. Au début du siècle on ne parlait pas encore d'alimentation électrique par le haut, comme c'est le cas pour les TGV par exemple. En fait la plupart des motrices fonctionnaient au diesel, celles électriques faisaient donc l'objet de recherche pour connaître la meilleur solution. Finalement les ingénieurs ont choisi d'installer un troisième rail d'alimentation électrique, la motrice possédant un sabot en perpétuel contact avec ce rail. Pour subvenir à ses besoins on a dû construire plusieurs centrales électriques tout au long de la voie. La plupart de ces centrales appartiennent désormais à EDF, elles créent de l'énergie électrique "propre", à base d'énergies renouvelables : des conduites forcées, des barrages sur la Têt, mais surtout le fameux barrage des Bouillouses. Il s'agit d'une construction dédiée initialement uniquement au train jaune qui a une capacité de production de 200 000 000 Kw/h. De nos jours le train n'en consomme de 2 000 000 Kw/h, le reste étant réinjecté dans le réseau normal d'EDF. On le voit bien, l'alimentation électrique du train jaune est directement lié à la gestion de l'eau en haut-Conflent. C'est la raison pour laquelle les ingénieurs firent construirent différents bassins de rétention dont le but nous échappent parfois de nos jours. L'exemple du bassin de l'Ous est représentatif, entre La Llagonne et Sauto
    July 27

    ABBAYE DE SAINT GENIS DES FONTAINES

    Situation L'abbaye de St Génis des fontaines se situe au cœur du village. Entrez dans les ruelles jusqu'à la mairie (parking). L'entrée se trouve à 100m en prenant la rue qui part à 90°. Histoire Nous sommes en 819. Les sarrasins ont été repoussé de l'autre côté des Pyrénées par Charlemagne depuis 8 ans seulement. Sous l'impulsion du roi des religieux d'implantent dans les terres nouvellement acquises, quasi désertifiées. Ce sont des moines bénédictins qui décideront de fonder une abbaye aux pieds des Albères. Leur chef de file local était un certain Sentimir, qui, dès qu'elle fut fondée, fut rattachée à l'abbaye de Cluny. Malheureusement elle fut détruite à la fin du premier millénaire, mais les moines s'attelèrent à la tache de la relever. La renaissance de l'abbaye eu lieu en 981, c'est elle qui est toujours debout à l'heure actuelle. L'église St Michel fut construite au IXe siècle, puis elle fut détruite peu après pour être reconstruite au XIIe et XIIIe siècle. Au XIIe siècle justement on a remplacé la charpente en bois par une voûte en pierre. Cette abbaye est célèbre dans le monde entier grâce au linteau de la porte d'entrée de l'église abbatiale. Daté de 1020, (ce qui le place parmi les premières manifestations romanes dans la région), il est d'une grande finesse. Ce linteau a fait école et les ouvriers tailleurs de pierres venaient de loin pour suivre l'apprentissage qui fut enseigné par la suite. Il est en marbre blanc de Cérêt et montre le Christ dans une mandole perlée, soutenant par deux archanges et encadré de six figures d'apôtres. En 1000, le monastère accueilli un synode. Mais Il faut attendre 1153 pour voir la consécration de l'église abbatiale. 1507 le pape Jules II réuni l'abbaye de Saint Génis à celle de Montserrat, en Catalogne, marquant le début de la déchéance. A cette date, il est probable qu'elle s'était déjà dépeuplée d'une grande partie de ses moines. En 1796, la révolution française étant passé par là, le monastère fut vendu comme bien national et fut transformé en exploitation agricole. Entre 1922 et 1924 deux des trois héritières décidèrent de vendre leurs parts à un antiquaire parisien, Mr Gouvert, qui acheta le cloître et le fit démanteler. Les trois quarts des colonnes et chapiteaux sont expédiés au château des Mesnuls, dans les Yvelines, trois colonnes et deux arcatures sont exposés au Louvre et trois piles centrales sont exportés à Philadelphie. Le clocher de l'église abbatiale Le quart restant était la partie Sud-Est, il fut classé monument historique, ce qui lui garantira de rester sur place. Entre 1986 et 1988 toutes les pierres restés en France sont récupérés et remises à leur place (le château de Mesnuls rendit sa part, le Louvre prêta ses pierres), et en 1988 on put inaugurer le cloître enfin retrouvé. Depuis de gros efforts de restauration ont été entrepris, mettant à jour des parties inconnues jusque là. Le jardinet fut créé en 1997, rendant à l'édifice son utilisation initiale.
    July 24

    SALSES LE CHATEAU [ P O ]

    Bien que mondialement connu pour sa forteresse, Salses possède d'autres atouts, et le premier d'entre eux est probablement la "Cova de l'Esperit", une grotte occupée par les premiers habitants roussillonnais durant le néolithique ancien (-9000 à -6000 ans) « Place principale de Salses Cette période est caractérisée par la fabrication de céramiques, toutes simples en ces temps reculés, mais terriblement fonctionnelles. Les fragments les plus anciens que l'on ai retrouvés en Roussillon l'ont été à Salses, dans cette grotte. Origine du village L'existence de Salses en tant que village remonte au début de notre ère. Petite station dotée d'un village fortifié et située sur la Via Domitia, Salses est déjà mentionné sur l'itinéraire d'Antonin le long de la Via Domitia. Cependant, Salses ne connaîtra pas d'autres célébrités que celui que lui vaudront ses deux fontaines salées dont ont parlé plusieurs auteurs et géographes de l'antiquité. La première était la "Font Dama" et la deuxième la "Font Estramar", qui provient de "Font Extrema", "source de l'extrême" (en référence à l'extrême limite du territoire). La première mention de la "Villa Salsas" date de 951. L'église du bourg, elle, n'est consacrée qu'en 1114, elle est dédiée à St Etienne. A l'époque, Salses était une seigneurie appartenant au comte du Roussillon. Le village durant le Moyen-age Devenue ville frontière après la cession du Roussillon aux rois d'Aragon, Salses allait connaître de nombreux déboires mais toutefois, dès le XIIe siècle, leurs habitants avaient reçus suffisamment d'avantages matériels pour pallier les inconvénients dû à sa position stratégique. En 1496, la ville fut détruite par la fameuse artillerie de Charles VIII, puis incendiée. Elle renaîtra légèrement plus au Sud tandis que sur ces cendres fut montée, dès 1497, une formidable citadelle par le roi d'Espagne et ses énormes moyens. Ainsi sait-on que le village initiale de Salses était un peu plus au Nord-Ouest. L'église St Etienne fut elle aussi reconstruite, mais qu'en 1551, soit plus de 50 ans après la destruction du village. Le maçon choisi fut un certain Lléonard Penell, de Perpignan. Cette église traversa les siècle jusqu'en 1965, année où le toit s'est effondré. La municipalité de l'époque entreprit un important travail de rénovation, démolissant quasiment tout pour la reconstruire selon une architecture proche. De l'ancienne église on peut cependant toujours voir le clocher rococo de style baroque catalan, la porte d'entrée datant de 1694 qui avait été muré de 1925 à 1967, quelques colonnes de marbres qui ornent le captistère, le crucifix du choeur et quelques statues de bois dorées de toute beauté. La nouvelle église est redonnée au culte le 2 avril 1967. Le fort de Salses a été longtemps en porte à faux, il a failli disparaître à plusieurs reprises. En 1718 par exemple, sa destruction était prévue, mais l'idée est finalement abandonnée pour réapparaître en 1726, où elle est à nouveau abandonnée. En 1793, le fort abrite une garnison jusqu'en 1804 où il est à nouveau sur la sellette : sa destruction est prévue. Sauvée de justesse, le scénario se représente encore 29 ans plus tard, en 1833. L'abandon final de la destruction a permis de le conserver jusqu'à nos jours.
    July 13

    l'HISTOIRE DE LA VIGNE ET DU VIN

    Les premières traces de ceps de vigne ont été relevées sur les flancs du Caucase, dans l’actuelle Géorgie et datent d’il y a plus de 7000 ans.C'est dans le village Shoulaveris Gora que l'on a trouvé des vestiges de vigne et de vin datant de 5000 à 5600 avant notre ère. Cependant, la première représentation des procédés de vinification est le fait des Égyptiens, remontant au IIIe millénaire avant Jésus Christ (sur des bas-reliefs représentant des scènes de pressurage et de vendange, datant de 2500 av. J.-C.). Les Grecs et les Phéniciens, producteurs eux-mêmes, implantèrent la vigne dans tout le bassin méditerranéen au cours de leurs nombreux voyages, entre 1500 et 500 av. J.-C. Exportée par les Grecs, la vigne s’implanta en Italie ; les Romains en développèrent la culture et avec elle l’industrie du vin. Ce n’est qu’aux environs de 600 av. J.-C. que les Phocéens, en créant Massilia (Marseille), implantent la vigne en Gaule celtique. L'avancée romaine en 125 av. J.-C., le long du couloir rhodanien et à l'ouest vers le Languedoc, diffusa la culture de la vigne et permit à l'industrie du vin de se développer. Narbonne et Port-Vendres en devinrent les centres commerciaux les plus importants. Cependant, la production narbonnaise commença à menacer les vins romains, et l’empereur Domitien fît interdire en 92 la plantation de vignes, et ordonna l’arrachage de 50 % du vignoble méditerranéen. Cette interdiction ne fut levée que deux cents ans plus tard, par l’empereur Probus. Les vignobles bordelais, languedocien et rhodanien s’épanouirent sous Jules César et la vigne atteignit même la région parisienne, qui resta longtemps l’une des plus grandes régions viticoles françaises. Les Gaulois développèrent la culture viticole, améliorant les procédés de vinification, en introduisant le vieillissement en fûts de chêne. La chute de l’Empire romain en 476 porta un coup au développement de l’agriculture gauloise
    July 04

    le fort de bregançon

    Le fort de Brégançon, résidence officielle du président de la République, se dresse sur un îlot aujourd’hui relié à la terre par une digue. A la pointe du petit hameau de Cabasson, un des plus beaux sites de Bormes-les-Mimosas - où s'étire inlassablement vers la mer la Route des Vins avec ses domaines prestigieux - le Fort de Brégançon côtoie les propriétés des familles royales du Luxembourg et de Belgique. Ce site hors du commun, devenu résidence officielle des Présidents de la République en 1968, présente un passé riche en rebondissements. Rocher refuge abrité du vent d'est et piton d'observation de la rade des Iles d'Hyères, tour à tour repaire de soudards ou château fort pour la Reine Jeanne et Bonaparte, tantôt assiégé, désarmé, détruit et reconstruit, Brégançon a subi les caprices de ses occupants plus qu'il n'a pesé sur le cours de l'histoire. Objet autrefois de toutes les convoitises, l'îlot impose aujourd'hui la beauté de son site et accroît son prestige, quand flotte, sous la chaleur brûlante du Midi, le pavillon marquant la présence du couple présidentiel. Vacanciers et journalistes se pressent alors en masse aux portes de la résidence, dans l'espoir de fixer sur pellicule les quelques moments d'intimité de ses hôtes de marque.
    July 03

    Peyrepertuse ( Chateau Cathare )

    Un peu d'histoire… Il semblerait que le site ait été occupé dès l’époque romaine mais le premier écrit date de 1020. C'est un testament de Bernard Taillefer, comte de Besalù, qui lègue à son fils Guillaume le château et son territoire. Ensuite par le jeu des alliances et des donations, Peyrepertuse glisse sous tutelle occitane. De ce fait, comme toutes les autres seigneuries, il doit faire face à la croisade contre les Albigeois menée par les troupes du roi de France, Louis IX que l'on nomme aussi Saint Louis. Après cette guerre le pays devient français. Avec le traité de Corbeil, Peyrepertuse devient l'une des forteresses royales les plus avancées sur la frontière du royaume d’Aragon. Le roi de France fait donc déplacer le seigneur de Peyrepertuse et met à la place une garnison de soldats. Cette garnison va surveiller la frontière sud de la France jusqu'en 1659, date du traité des Pyrénées qui fait reculer la frontière au niveau du Perthus. Peyrepertuse est l'une des plus belles constructions du midi de la France. De son éperon rocheux qui culmine à 800 mètres d'altitude, un panorama exceptionnel s'offre à vous vers la Méditerranée et les Pyrénées. Le château se compose de trois parties : l'enceinte basse, appelée aussi "le château vieux", l'enceinte médiane et le donjon San-Jordi. L'enceinte basse est protégée côté nord, par des remparts de 120m de long, équipés de deux tours ouvertes à la gorge. Le chemin de ronde subsiste, formé de larges dalles reposant sur des corbeaux. Côté sud, seule la barrière rocheuse protège cette citadelle. C'est dans cette partie que se trouvent l'église Sainte Marie et le logis du gouverneur. L'enceinte médiane est un espace assez large où seul un bâtiment que l’on nomme "le polygonal" subsiste. Le donjon San-Jordi est accessible par l'escalier dit de « Saint Louis ». D’une construction plus récente, San Jordi comprend un donjon et une chapelle d’où l'on a une vue remarquable sur son voisin le château de Quéribus mais aussi vers la mer Méditerranée et les Pyrénées.
    June 06

    THUIR

    Thuir est citée dès le Xe siècle dans des documents d'époque. C'est une ancienne villa royale, entourée d'une enceinte qui abritait l'église et le cimetière. Cette enceinte était un heptagone irrégulier, elle était faite en cailloux roulées. Un fossé complétait le dispositif défensif de la villa. Au fils des ans des habitations supplémentaires se sont formées autour de l'enceinte, formant comme un bourg à l'extérieur de la minuscule ville. Il fallut donc renforcer à nouveau les défenses en construisant une deuxième enceinte, flanquée de tours et de meurtrières. Les travaux durèrent toute l'années 1287. L'enceinte intérieure apparut alors comme une citadelle, à l'instar de la ville de Mont-Louis des années plus tard. En 1294 la ville obtient du roi une charte de consulat. En 1415 fut construite la chapelle de la Pietat, suivant le style gothique. Elle fut construite au frais d'un notaire de Perpignan appelé Pierre Aybri. Elle fut modifiée architecturalement durant le XVIIe siècle. Elle contient une statue de la Vierge du milieu du XIXe siècle ainsi qu'une croix reliquaire. En 1589, un couvent de Capucins est fondé à l'ouest de la ville, sous gouverne espagnole à cette époque. Lors de la reprise du Roussillon par les français, les moines partirent en Catalogne pour être remplacés par des moines français. La ville a beaucoup évolué au fils des ans. La fontaine en marbre date de 1777 (photo ci-dessus) Thuir eu aussi une part importante dans la guerre franco-espagnole de 1793. Cette année là les espagnols prirent la ville le 29 juin et la gardèrent jusqu'à 21 septembre, la laissant après un siège fait par les français. Avant la révolution, Thuir était très commerçant. Les domaines d'activités principales étaient la papeterie, l'imprimerie et la poterie, mais c'est au XIXe siècle que le village va connaître son heure de gloire.

    Porté Pyumorens

    Porté-Puymorens est un village des Pyrénées-Orientales, mais aussi une station de ski à l'extrémité Ouest du département, c'est la plus éloignée de Perpignan, mais aussi la plus proche de l'Andorre. On y rencontre pas mal d'andorrans, mais aussi des visiteurs venus de l'Ariège, département limitrophe. La station de ski est apparue durant les années 70, tout comme les autres stations du département (à l'exception de Font-Romeu, beaucoup plus précoce). Elle se développe peu à peu.